Le Cadre de dialogue interpartis chez le Médiateur du Faso

Le Médiateur du Faso, madame Saran SEREME SERE a reçu en audience, le Cadre de Dialogue Interpartis du Burkina Faso (CDIP- BF), composé de quatorze partis de la Majorité et de l’Opposition à l’Assemblée nationale, (MPP, UPC, CDP, PAREN, PDS, NTD, UNIR-PS, ADF-RDA, NAFA, PDS, RDS, MDA, UBN, Faso Autrement), le mercredi 10 avril 2019. 
C’est une délégation conduite par Monsieur Djezouma SANON, Secrétaire Exécutif du CDIP/BF, qui est venue présenter le CDIP-BF à Madame le Médiateur du Faso, lui demander des conseils et requérir son soutien pour la réalisation de son programme d’activités, dont le lancement a eu lieu le 15 mars 2019.
Le Cadre de Dialogue interpartis a été créée sous l’impulsion du Centre pour la Gouvernance Démocratique (CGD) et représente un cadre de concertation et de dialogue pour la promotion de la démocratie multipartite, en vue de consolider l’unité et la réconciliation nationale.
Le CDIP-BF mène des activités de plaidoyer, de renforcement des capacités des partis politiques pour une meilleure représentation des jeunes et des femmes et pour un dialogue politique et une coopération interpartis. L’objectif recherché étant de « policer » le débat politique, augmenter le niveau politique des membres, en vue du développement de notre pays.
Le Médiateur du Faso, madame SEREME SERE, a félicité l’ensemble des acteurs politiques pour l’initiative de la mise en place d’un tel Cadre de dialogue, qui permet un débat serein dans « la faune » politique, ce qui est de nature à renforcer le vivre ensemble. La Majorité comme l’Opposition doivent œuvrer ensemble à travers des débats d’idées, dans un climat serein, propice au développement de la nation.
Malheureusement, c’est un autre visage que nous offre la classe politique burkinabè déplore-t-elle. Après l’insurrection populaire la situation s’est exacerbée avec l’incivisme galopant, les actes terroristes et récemment avec les conflits intercommunautaires. 
En tant que Médiateur du Faso, Défenseur, Avocat, Protecteur des citoyens, elle est interpellée pour jeter un regard sur l’état de la nation. Il est nécessaire dit-elle, de définir un code d’éthique au sein de la classe politique, afin qu’à tout instant, à travers les propos et les actes, l’intérêt national prime sur les intérêts individuels.
Sur la réconciliation nationale, pour laquelle il est évoqué « une justice transitionnelle » dont le contenu ne fait pas l’unanimité au sein de la classe politique, madame le Médiateur du Faso estime qu’il y a lieu de trouver la meilleure formule qui s’adapte à notre contexte, afin que la paix revienne dans notre pays, car celui-ci a besoin de toutes ses élites pour son développement.
Tout en marquant sa disponibilité à l’accompagner pour la mise en œuvre de son programme d’activités, le Médiateur du Faso a invité le CDIP- BF à se rendre plus visible, afin d’impacter les populations par des discours allant dans le sens de l’union, la paix, la cohésion sociale et la réconciliation nationale.

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International

Prestation de serment de madame le Médiateur du Faso
Prestations de serment
Simon COMPAORE, Ministre d'Etat, Ministre de la Sécurité reçu en audience par madame le Médiateur du Faso
Jean Martin COULIBALY, Ministre de l'Education Nationale et de l'Aphabétisation
Madame le Médiateur du Faso, reçue en audience par le Président du Faso