DISCOURS DE MADAME LE MÉDIATEUR DU FASO LORS DE LA CÉRÉMONIE DE REMISE DE DIPLÔMES AUX FEMMES LEADERS FORMÉES EN MÉDIATION TRADITIONNELLE, DIALOGUE SOCIAL, GESTION DES CONFLITS INTERCULTURELS.

À l'entame de mon propos, permettez-moi de vous traduire ma profonde gratitude pour l'honneur à nous adressé et vous exprimer mes sincères admirations pour l'engagement et le sacerdoce renouvelés dans l'œuvre d'implémentation d'une société de paix, de tolérance et de concorde sociale.

Le Médiateur du Faso que je suis, Défenseur des droits et intérêts des citoyens œuvrant au renforcement de l'État de droit, la Démocratie, la Gouvernance administrative vertueuse, la paix, la cohésion sociale, la solidarité et l'unité nationale ne peut que s'en féliciter et s'en réjouir.

Ce monde en pleine mutation socio politique et économique où la déperdition des valeurs interpelle les consciences, ce monde de négociation où le diktat du "centralisme démocratique" s'efface pour mettre en exergue les stratégies et valeurs de médiation, de dialogue, de conciliation, de concertation, conditions sine qua non pour un vivre ensemble harmonieux.

Dans ce contexte national de défis sécuritaires émaillé par des conflits intercommunautaires, nous ne pouvons que doublement nous féliciter de ce sursaut salvateur de leaders chevronnés, déterminés à apporter leur contribution à la consolidation de la paix et la sauvegarde de l'unité nationale.

La femme n'est-elle pas le miroir de la société ? C'est pourquoi contrairement au dictons qui énonce que "derrière un grand homme il y a une grande dame" nous nous affirmons avec certains que "DEVANT UN GRAND HOMME IL Y'A UNE GRANDE DAME" puisque l'on ne regarde pas un miroir par le dos.

La femme burkinabé a toujours été une pionnière en Afrique, une amazone face aux défis qui donne l'exemple au monde entier dans les moments les plus difficiles de notre histoire.

Je dirais même plus!!! 
La femme, procréatrice est un instrument de vie et non de mort ; un instrument de vérité et non de mensonge; un instrument de tolérance, de pardon, de cohésion, de paix, d'unité... N'est-elle pas l'un des symboles forts du sacrifice pour le bien-être des siens?

Le programme de formation des femmes leaders en médiation, dialogue social et gestion des conflits construit sur une base solide de formation en efficacité interculturels et inter-religieux, utilisant les valeurs endogènes, est sans conteste un programme novateur et complet permettant aux institutions de compter sur des valeurs disponibles conformément à un des point des CONCLUSIONS du FORUM NATIONAL SUR LE RENFORCEMENT DE LA MÉDIATION INSTITUTIONNELLE PAR LA CAPITALISATION DES VALEURS TRADITIONNELLES ET RELIGIEUSES tenue à DEDOUGOU les 23 et 24 avril dont le thème " DIALOGUE, CONCERTATION ET CONCILIATION, GAGE DE PAIX, DE COHÉSION SOCIALE ET DE DÉVELOPPEMENT DURABLE DANS UN CONTEXTE DE CRISE ET DE CONFLITS INTER ET INTRACOMMUNAUTAIRES ".
C'est pourquoi je tiens à adresser mes vives félicitations au Groupe d'Action pour la Promotion, l'Éducation et la Formation de la Femme et la Jeune fille (GAPEF), l'Université Pr.Joseph Ki Zerbo et la Chaire UNESCO "Femme, Genre, Société et Développement durable" pour l'initiative à un moment où toute la communauté internationale reconnaît la place centrale de la femme dans les processus de résolution des crises et conflits.

Cette approche inclusive prônée par le Secrétaire général de l'ONU insiste sur l'implication effective des femmes dans les instances de négociations, de décisions en tant qu'actrices puissantes du Changement. La contribution des femmes vivant dans les zones de crises et de conflits est essentielle et doit être fortement incitée.

Votre engagement aux côtés des dirigeants dans le renforcement de la stabilité et la promotion de la paix me réconforte davantage et me permet de vous traduire mon énième satisfecit. Au-delà des clivages et ambitions individuelles, la PATRIE DOIT COMPTER SUR L'ENGAGEMENT ET LE SACERDOCE DE TOUTES SES FILLES ET FILS POUR SA SAUVEGARDE comme le dit ce dicton "la patrie, c'est tout ce qui nous reste quand on a tout perdu" et "personne ne peut montrer sa mère patrie du revers de la main car elle est notre source de vie, notre tout".

J'en appelle donc à la fibre patriotique de toutes et tous afin que nous nous souvenons que :
• Aimer son pays, c'est œuvrer à se respecter mutuellement, tolérer nos différences, cultiver la solidarité, pardonner nos imperfections et nos erreurs, cultiver le sentiment d'appartenance, de fraternité pour un vivre ensemble harmonieux ;
• Aimer son pays c'est travailler à le faire valoir, à le faire respecter, grandir, rayonner en y investissant ses visions, ses convictions, ses compétences, ses capacités, ses forces ;
• Aimer son pays c'est aussi se reconnaître dans les valeurs prônées et défendues par nos populations c'est vivre en phase avec son peuple et inciter et y opérer les changements nécessaires à son essor, au bien-être des siens. C'est surtout un tout qui nous permet d’opérer un véritable don de soi qui nous permet de transcender et transformer nos limites en opportunités de bien-être pour tous.

Excellence, chères lauréates, chères filleules, Mesdames et Messieurs 
Armées de ces connaissances fraîchement acquises, je sais d'ors et déjà compter sur vous comme expertises disponibles et voudrais vous assurer de notre accompagnement permanent à relever les défis à nous exposés.

Dieu vous bénisse 
Que Dieu bénisse et veille sur le Burkina Faso 
Je vous remercie.

 

 

 

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Prestation de serment de madame le Médiateur du Faso
Prestations de serment
Simon COMPAORE, Ministre d'Etat, Ministre de la Sécurité reçu en audience par madame le Médiateur du Faso
Jean Martin COULIBALY, Ministre de l'Education Nationale et de l'Aphabétisation
Madame le Médiateur du Faso, reçue en audience par le Président du Faso